Billets de la semaine

•samedi 15 décembre 2007 • Laisser un commentaire

Cette semaine il y eu beaucoup de mouvement sur les différents blogues. Deux billets ont retenu mon attention :

1. Gern dans son billet du 10 décembre nous dresse un bref portrait, mais combien troublant des nouvelles technologies et de la vie sans fil.

2. Maryanne, quant à elle, propose une lecture fort éclairante du film La cité des enfants perdus de Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet. Elle analyse le thème du rêve en lien avec le désenchantement de l’image.

Bonne lecture

Le Prof

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Le satané Pirate

•mardi 11 décembre 2007 • 8 commentaires

En réponse à un billet publié par japs sur la trilogie « Le pirate des Caraïbes »

-Hey! As-tu vu le dernier film de pirates avec Johny Depp?

-Oui

-Pis?

-Pas mal cool! Les effets sont hallucinants, j’ai rien compris à l’intrigue, mais j’ai vraiment aimé les combats, très bien fait comme film, un must.

-Ah ok, je vais le louer

3 heures plus tard

-NOnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnn

Petite mise en scène caricaturale et fictionnelle (à peine) rappelant ma dernière conversation avec un employé de mon club vidéo préféré. Tout ça pour faire une montée de lait sur les super productions hollywoodiennes qui semblent se perdre dans les méandres des effets spéciaux et du spectaculaire. Vous me direz qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil d’Hollywood. Toutefois, les derniers blockbusters qui ont fait les manchettes depuis 1 an (300, Spiderman, Transformers, Pirate des Caraïbes) sont tous des produits qui misent sur les effets spéciaux spectaculaires pour rallier les consommateurs. Le pire c’est que ça fonctionne, les gens semblent adorer ce type de divertissement. Je ne questionne pas le choix des consommateurs, c’est tout à fait légitime de vouloir se divertir. Ce que je questionne c’est notre propre rapport au film qui prend une drôle de tangente. Comme l’indique ma petite mise en scène, on s’intéresse davantage à la fabrication du film qu’à son contenu (et là, je ne parle pas d’un contenu intellectuel… je parle d’un récit qui évoque autre chose que du vide) Pourquoi juger, évaluer et critiquer un film selon son habillement ? Ce propos peut paraître aussi vide de contenu que le film que je dénonce, il est évident que je ne changerai rien à la production de films qui misent sur les effets spéciaux, loin de moi cette idée. Par contre, on devrait juger un film sur d’autres critères que sur ses effets spectaculaires. Dans son billet, Japs évoque que « […] la structure de ce scénario est très efficace, bien qu’elle soit plutôt traditionnelle. Il y a une histoire d’amour impossible qui perdure pendant toute la trilogie, et le héro principal, Jack Sparrow, réussit toujours à trouver un moyen d’échapper à ses ennuis ». Pour moi, la structure narrative de cette trilogie est loin d’être efficace, dans le dernier opus, le spectateur se perd dans la quête des différents personnages. Qui trahit qui ? Pourquoi ? Ah ! voilà pourquoi ? Ah ! non c’est pas ça ? Attends une minute je vais revoir la dernière séquence? Ah ! bon? Ok. Pourquoi au juste le personnage féminin est en crise avec son beau? Je m’en souviens plus. Au secours…

Cette structure complexe ne sert absolument aucun propos, aucune esthétique particulière. Elle se donne l’impression d’être intelligente, mais au bout du compte on perd tout intérêt à l’aboutissement des nombreuses quêtes comme l’amour impossible entre Élizabeth et Will. J’aimerais bien poursuivre mon argumentation, mais j’ai de la difficulté à me souvenir des nombreuses inepties scénaristiques (pourtant ça ne fait que 72 heures que j’ai vu ce film). Je sais très bien que ce genre de produit culturel ne prétend pas marquer notre mémoire collective alors pourquoi on s’y intéresse autant ?

 

S.v.p. arrêtons de dire qu’un film est bien fait. Dit-on d’une peinture qu’elle a de belles couleurs ?

Le Prof

 

 

 

Macadam Tribus

•dimanche 2 décembre 2007 • Un commentaire

Est-ce vous connaissez Macadam Tribus?

Non, ce n’est pas une troupe de danse contemporaine, mais bien une émission de radio diffusée à Radio-Canada qui porte un regard très original et insolite sur l’actualité avec humour et intelligence. L’émission animée par Jacques Bertrand et son acolyte Philippe Laguë est présentée le vendredi de 20h à 22h et le samedi de 20h30 à minuit. Je vous suggère les capsules humoristiques qui s’amusent à autopsier les chansons francophones.

Écoutez la capsule sur la chanson de Mes Aïeux, Dégénérations : Mais qu’ont-ils vraiment voulu dire?

Si vous êtes tannés des émissions abrutissantes qui prennent les spectateurs et les auditeurs pour des enfants d’école, je vous suggère cette émission.

Du divertissement fort intelligent

Le Prof

P.S. Aucun cachet n’a été accepté pour la publication de ce billet.

Billet de la semaine

•mercredi 28 novembre 2007 • Laisser un commentaire

Le billet de la semaine revient à Twipley pour son billet Électrodes et réalité virtuelle, qui résume bien les différentes implications théoriques des réalités virtuelles.  De plus, je tiens à noter la qualité exceptionnelle et la diversité de ses billets. À lire.

Le Prof

La notion de droit d’auteur

•mardi 27 novembre 2007 • Laisser un commentaire

Pour ceux qui s’intéressent à la question du droit d’auteur, je vous suggère de consulter le blogue culture libre qui est dédié à cette question. Le rédacteur est Olivier Charbonneau, bibliothécaire à l’Université Concordia, et se spécialise sur le droit d’auteur canadien et l’accès libre. À lire

Le Prof

La culture populaire et notre débilité

•jeudi 22 novembre 2007 • Laisser un commentaire

Le chroniqueur de La Presse, Pierre Foglia, dans son article du 6 novembre 2007 pose un questionnement très pertinent sur notre besoin insatiable de fiction débilisante et vide de contenu. À lire

Le Prof

iTunes et la censure

•mardi 20 novembre 2007 • Laisser un commentaire

Nouvelle surprenante dans le monde de la musique en ligne, le géant iTunes a censuré une pochette du dernier album du groupe de Principles of Geometry pour cause de nudité. Cette nouvelle m’apparaît quelque peu saisissante dans la mesure où ladite image se révèle assez banale et peu provocante. La photographie représente un groupe de naturistes (des femmes et des enfants) au beau milieu d’une forêt dans une atmosphère idyllique. Selon le magazine français Les Inrockuptibles, iTunes aurait exigé le remplacement de la pochette sans quoi le disque ne serait pas mis en vente sur leur site. Il est surprenant de voir que ce type de nudité qui est sans offense soit soumis à ce type de censure , lorsque nous sommes confrontés quotidiennement à des images beaucoup plus choquantes et explicites dans les différents médias américains (publicités, vidéoclips, jeux vidéo, etc.)

Il me semble que l’on condamne une image montrant les corps et leur relation au monde dans le rapport le plus naturel qu’il soit pour l’humain. Aucun tabou n’est révélé ici, aucune transgression n’a lieu. Dommage qu’un service de musique en ligne comme iTunes adopte une ligne de pensée aussi puritaine.

Le Prof